MONTREAL 5A7

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1. Comprendre les enjeux du réseautage au Québec

Comprendre l’importance du réseautage au Québec, c’est d’emblée partir sur de bonnes bases. Il faut imaginer son réseau comme le système d’irrigation qui va nous permettre de cultiver notre cannebergière. Et il faut nous imaginer nous-même comme un filet d’eau qui contribuera à son tour à alimenter le champ d’autres personnes.

Il existe une multitude de solutions et d’outils pour réseauter mais c’est à la lumière de deux idées fondamentales que nous souhaitons aborder le sujet :

 

Être reconnu vs. être connu

 

Être reconnu pour ses compétences, ses qualités, son expérience : voilà un indéniable atout avant d’aborder une nouvelle étape professionnelle. C’est cela que l’on met généralement en avant : les objectifs que nous avons eus à atteindre et les moyens que nous avons mis en oeuvre pour y arriver.

Toutefois, dans un monde fait de concurrence mais aussi d’une certaine uniformisation des compétences qualifiées (niveau d’étude, filières saturées), le bon diplôme et le savoir-faire ne suffisent pas toujours.

Cela est d’autant plus vrai au Québec, où les entreprises ne se contentent pas de s’adjoindre une compétence : elles s’attachent avant tout à des hommes et des femmes qui vont devoir travailler en harmonie avec leurs collaborateurs et partager des valeurs, des intérêts, des passions.

 

Placer l’Humain au coeur de son projet

 

Être connu humainement, de personne à personne. La différence pourrait bien se jouer sur ce terrain.

On parle de son voisin de palier, de table au restaurant, de comptoir à son café favori.
On parle des volontaires et des usagers que l’on côtoie au sein d’une association.
On parle des fameuses réunions d’information sollicitées auprès de personnes dont on partage un parcours, des goûts, des ambitions.

Et l’on parle, naturellement, des rencontres au cours d’événements organisés à cette fin.

 

On dit souvent à un nouvel arrivant au Québec que personne ne l’attend. Qu’il va devoir repartir de zéro et faire ses preuves. La fameuse première expérience au Canada qui, quelle qu’elle soit, sera perçue comme un commencement de preuve d’intégration par l’action. Mais un nouvel arrivant sera toujours surpris de l’accueil qui lui sera réservé au Québec : personne ne sera fermé à la rencontre, au partage de conseils, voire à la mise en relation avec d’autres contacts. Il nous incombe juste de faire le premier pas.

Ce n’est pas un hasard si ce que l’on nomme (avec une certaine espièglerie) les 5à7 ont tant de succès, à Montréal, au Québec et ailleurs. Comme le souligne Olivier Ouillé1, on recommande rarement une entreprise2 : on recommande des personnes. Le H2H en lieu et place des vieux concepts de B2B, de B2C – et finalement de toutes les autres relations, d’affaires ou d’ordre privé. Une tendance qui marque un retour à la simplicité, à la convivialité de l’humain, pourrait-on dire. Par opposition à l’avatar et au pseudonyme?

En fin de compte, que l’on vienne de Belgique ou de la Saskatchewan, la première chose que l’on retient vraiment d’une personne, c’est bien la personne elle-même : qui nous sommes, par opposition à ce que nous sommes ou ce que nous faisons. Tous ces petits détails qu’un CV ou un profil LinkedIn sont incapables de véhiculer.

 

C’est une des raisons pour lesquelles MONTREAL 5A7 a décidé de consacrer son engagement sur ce pan essentiel du réseautage, celui du fameux rapport direct entre personnes. Celui du rapprochement, de l’affect, de l’émotion, de l’histoire et d’un partage, aussi instantané que spontané – dans un cadre extra-professionnel qui, de facto, nous place tous sur un pied d’égalité.

On comprend aisément le succès de certaines structures de consolidation d’équipes qui n’hésitent pas à jouer sur une redistribution des cartes et à mettre des collaborateurs en situation d’interdépendance, en-dehors de leurs repères et de leurs rapports habituels. Qui n’hésitent pas à les bousculer3.

Sortir de sa zone de confort, justement. Une autre expression largement employée pour décrire ce mouvement, ce pas que l’on fait vers les autres. Une expression à prendre dans son sens le plus littéral.

Sortir de sa zone de confort, c’est commencer par sortir tout court.


  1. http://www.olivier-oullie.fr/la-reco-du-moment/ – à lire également, un article sur le même sujet
  2. Et quand on y réfléchit bien, des services comme Glassdoor, TripAdvisor ou même Google ne parviennent pas à nous convaincre du contraire. 
  3. Par exemple, les défis proposés par la société montréalaise Esprit de Corps 

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